| Après
une mauvaise série de trois
défaites à domicile
(Tours, Laval et Vannes), suivie d'une
élimination 2-0 en Coupe de
France dès le premier tour,
dimanche, face à Fréjus
(CFA), le président Jean-Claude
Lahiner monte au créneau pour
tenter d'arrêter l'hémorragie.avant
qu'il ne soit (peut-être) trop
tard.
• L'élimination
en Coupe est-elle la goutte de trop
après les trois échecs
à Coubertin en championnat?
Je suis évidemment
très déçu par
cette élimination mais ce qui
me navre surtout ce n'est pas d'être
sorti de la Coupe. On connaît
les surprises de cette épreuve,
mais c'est par rapport au contenu
de cette rencontre. Le match fut décevant
en tout point. Ce groupe n'a rien
montré. L'équipe était
sans âme. On avait l'impression
d'as*ster à un match amical,
du moins côté cannois.
• Mettez-vous en cause
le comportement de vos joueurs?
Ce que je regrette, c'est que des
joueurs qui se plaignent de ne pas
jouer souvent n'en aient pas profité
pour montrer ce qu'ils pensent valoir.
Un premier bilan très
mauvais
• Cette élimination
en Coupe ajoute-t-elle une nouvelle
dose de déception par rapport
à la situation en championnat?
Jusqu'à présent, on
avait réussi à compenser
le problème à domicile
par des victoires à l'extérieur.
Aujourd'hui, il est temps de faire
un premier bilan qui est très
mauvais, notamment sur notre pelouse
(trois défaites, deux nuls
et une seule victoire le 18 août
contre Calais 1-0). Cela montre qu'il
y a un vrai problème dans ce
groupe.
Un problème d'ordre
mental
• D'où vient-il
selon vous?
Je pense que c'est essentiellement
un problème de mental et il
va falloir travailler làdessus.
J'ai déjà eu plusieurs
réunions avec le staff technique,
mais maintenant il va vraiment falloir
trouver les réponses à
ces questions.
• Avez-vous l'impression
de vous être trompé sur
le recrutement?
Certainement pas. J'ai voulu garder
certains joueurs de la saison dernière
parce que je savais qu'ils étaient
bons. 1e leur ai fait confiance. J'en
ai fait signer d'autres parce que
je savais qu'ils avaient d'énormes
qualités alors je me dis que
tous ces joueurs qui avaient de la
qualité en début de
saison ne peuvent pas l'avoir perdu
en treize journées de championnat.
J'ai entendu beaucoup de bien au sujet
de ce nouveau groupe, certains supporters
n'hésitant pas à le
qualifier de bien meilleur que les
années précédentes.
Il y a urgence à
trouver les réponses
• Vous projetez pourtant
de te renforcer avec la prochaine
arrivée d'un ou de deux joueurs?
C'est vrai. Nous avons déjieu
un joueur à l'essai pendant
une semaine (Alexandre Frutos) et
nous sommes en pourparlers avec deux
autres. On s'est rendu compte qu'on
avait des faiblesses sur le côté
gauche, alors on est à la recherche
d'un milieu de terrain qui pourrait
occuper ce poste.
• Ce pourrait être un
début de réponse à
vos problèmes?
Peut-être mais ce n'est pas
la seule. Il faut surtout que les
joueurs comprennent que s'il n'y a
pas encore le feu, ça devient
chaud. Ce qui m'ennuie, c'est que
depuis plusieurs semaines, on répète
les mêmes choses. On essaye
de remotiver le groupe pour qu'il
retrouve la confiance car il n'est
pas possible que les joueurs aient
perdu leur foot en quelques semaines.
Il faut qu'ils se remettent sérieusement
en question et au travail en s'appuyant
sur la volonté, l'engagement,
l'ambition et la solidarité.
• Comment Stéphane
Paille explique-t-il cette mauvaise
passe?
Lui aussi se pose beaucoup de questions,
mais cette fois-ci il y a urgence
à trouver les réponses.
• Patrice Carteron
va-t-il se rapprocher du groupe pour
jouer un rôle de médiateur?
Le rôle de Patrice Carteron
est de trouver très vite les
meilleurs joueurs qui peuvent rétablir
l'équilibre qui nous manque.
La montée en L2?
Moi j'y crois!
• Ce groupe manque aussi
foncièrement d'un patron?
Il en manque un, c'est indéniable,
mais chaque joueur peut en devenir
un à un moment ou à
un autre. Il ne faudrait pas grand-chose
pour que cette équipe ait du.
caractère.
• L'avalanche de blessés
peut-elle être une excuse?
Les absences répétées
de joueurs à des postes clés
ne nous ont pas arrangé, mais
cela fait partie des aléas
d'un championnat. Ce ne peut pas être
une excuse. D'ailleurs, je reste persuadé
que les petits bobos sont directement
liés au mental du joueur. Quand
tout va bien dans ta tête, le
reste suit. Je ne parle des fractures,
évidemment.
• La montée en
LZ reste-telle d'actualité?
Moi j'y crois. Rien n'est perdu. On
se souvient du parcours de ClermontFerrand
la saison dernière qui avait
19 points après 13 journées
(Cannes en à 17) pour finir
champion avec 82 points. C'est maintenant
qu'il faut réagir et inverser
la tendance. On n'a pas le droit de
lâcher après seulement
treize journées de championnat.
• Une victoire à
domicile pourrait être un déclencheur?
Cela nous permettrait de repartir
dans le bon sens à condition
bien sûr d'enchaîner sur
une série positive. Cela passera
donc par un succès à
Créteil samedi soir. Sinon,
la prochaine visite de Beauvais (le
io novembre) pourrait être l'annonce
de grands bouleversements...
KATHERINE NATTON
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